• 1935-1959



    Enfance


    Né  le 8 janvier 1935,  dans  une famille  pauvre de Tupelo dans le Mississippi, Elvis Aaron Presley est le fils unique de Gladys Love Smith et de Vernon Elvis Presley. Il a un frère jumeau mort-né, Jesse Garon Presley.

     

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    Il grandit à Tupelo jusqu'à l'âge de treize ans. Sa mère travaille en tant qu'ouvrière dans une fabrique de vêtements et son père dans une épicerie mais en grande difficulté financière, déménagent à Memphis, grande ville dans le Tennessee.

     

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    Vivant dans un deux-pièces social, Gladys fait des ménages et travaille la nuit dans un hôpital, Vernon travaille ici et là. Très vite, Elvis travaille également : il tond des pelouses, lave des voitures et vend des cornets de glace en dehors de l'école. Après l'école secondaire, il trouve très vite un travail dans une société d'outillage, mais rêvant de conduire un camion, il trouve finalement un emploi à la Crown Electric Company comme chauffeur-livreur, un travail qui ne lui convient pas.

     

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    Débuts musicaux

     

    Amateur de musique noire, ainsi que de gospel et de blues, Elvis décide de s'essayer à cette musique et, pendant l'été 1953, pousse la porte d'un petit studio d'enregistrement spécialisé dans la musique noire, le Studio Sun Records à Memphis. Reçu par la secrétaire Marion Keisker, il enregistre à ses frais deux enregistrements, My Happiness et That's When Your Heartaches Begin et repart avec le disque sous le bras pour l'offrir à sa mère, sa seule motivation pour cet enregistrement. Keisker, qui sait que son patron Sam Phillips est à la recherche de jeunes chanteurs, note le numéro de téléphone du jeune Elvis. Bien qu'elle lui trouve un style bizarre, elle lui reconnaît une certaine belle voix. Elle note sur sa fiche « EP : voix à écouter, bon chanteur de ballade ».

    Sam Phillips, elvis et Marion Keisker

     

    Lorsqu'elle en parle à Phillips, celui-ci recontacte Elvis pour un essai. Le téléphone à peine raccroché, Elvis est dans le studio devant Phillips. Après plusieurs essais peu concluants, Sam Phillips est néanmoins impressionné par la grande mémoire du jeune homme « à la queue de canard », il dira plus tard à ce sujet « C'était incroyable, Elvis connaissait par cœur toutes les chansons dont je lui parlais. Si sa voix n'était pas souvent juste, par contre je dois dire qu'elle avait un rythme assez particulier. Hélas, je n'avais pas le temps de lui apprendre à placer sa voix, mais Elvis était tenace et je lui permettais de revenir le lendemain. »

     

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    En 1954, Phillips a demandé à un groupe musical d'être présent à une nouvelle audition afin de soutenir Elvis musicalement : Scotty Moore à la guitare et Bill Black à la contrebasse. Si Moore est plus ou moins impressionné, Black l’est encore moins. Le 5 juillet, ils sont en studio. Alors que rien de convenable ne sort, et que Phillips, très déçu, s'apprête à fermer le studio, Elvis commence à entamer les premières notes d'une ancienne chanson, That's All Right Mama d'Arthur Crudup. Le célèbre trio Presley-Moore-Black porte le nom « The Blue Moon Boys ». En octobre 1954, le batteur D.J. Fontana se joint à Scotty Moore et Bill Black.

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    Scotty Moore, Bill Black et D.J. Fontana

     

    Voici le commentaire de Phillips :

    « Ce que venait de faire Elvis avec That's All Right me donna immédiatement la chair de poule. Je savais qu'on tenait quelque chose. Ce n'était pas la chanson à proprement parler, mais ce qu'en faisait Elvis, la chanson était à l'origine un blues, Elvis l'a transformée en rock and roll. Je peux vous dire que pour moi c'était un choc. Je décidais qu'il devait l'enregistrer. Ce fut son premier vrai succès à Memphis. »

     

    Scotty Moore, Elvis et Billl Black (Memphis, 9 sept 1954)

     

    Elvis enregistre cinq 45 tours pour Sun Records et Phillips l'envoie en tournée dans le sud des États-Unis. Les débuts sur scène du futur « King » du rock and roll sont assez maladroits, mais certainement pas timides. Les coups brusques de bassin du jeune homme, une innovation provocante pour l'époque, lui valent le surnom de « Pelvis » et amplifient sa notoriété.

    Scotty, Elvis et Bill (Louisiana Hayride, 22 janvier 1955) 

     

    Si les jeunes reconnaissent immédiatement en Elvis Presley un des leurs, il n'en va pas de même pour leurs parents qui, scandalisés devant les déhanchements de plus en plus suggestifs d'Elvis, cherchent à le faire interdire. En conséquence, certains de ses concerts seront purement et simplement annulés et ses disques brûlés en public.

     

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    Elvis ne laisse personne indifférent : s'il agace l'Américain puritain, il devient une idole pour des millions de jeunes adolescents. En Floride, alors que la jeune vedette s'apprête à monter sur scène devant 22 000 admirateurs en délire, on le prévient que la police est présente dans la salle pour filmer ses fameux déhanchements. Elvis décide alors de ne bouger que son petit doigt pendant toute la durée du concert, et l'hystérie est à son comble. Le dernier de ses cinq 45 tours, I Forgot to Remember to Forget, accompagné de Mystery Train, atteint la première place au classement des ventes de « singles ».

     

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    Tampa, FL, 1956

     

    À cette époque, Elvis ne cesse de se produire dans le sud et le sud-ouest. Il est notamment présent à 50 reprises à l'émission régionale Louisiana Hayride. Le fondateur et producteur d’Hayride, Horace Logan, a en effet la bonne idée de faire signer Elvis pour une apparition hebdomadaire, alors que celui-ci est encore peu connu. Lors de la dernière participation d'Elvis à cette émission, Logan annonce qu'Elvis a quitté le bâtiment afin de calmer les adolescentes qui essaient d'apercevoir la vedette après l'émission. Il ne sait pas que cette phrase va devenir un rituel célèbre à la fin de chaque concert : « Elvis has left the building. » (La célèbre phrase sera reprise par Al Dvorin dans les années 1970).

     

     

    Elvis, qui est alors célèbre dans le sud et sud-ouest des Etas-Unis, rencontre à la fin d'un concert un homme qui est vaguement impresario, mais plus connu en tant qu'aboyeur de cirque. Thomas Andrew Parker ou Tom Parker dit « le colonel », est un homme à qui rien ne fait peur. Il fut un temps impresario du jeune chanteur Eddy Arnold, mais c'est avec Elvis qu'il va se hisser au sommet de sa profession dans le « show business ». Il signe en 1955 un contrat d'exclusivité avec Elvis sur vingt ans, avec à la clé 15 % de tous les revenus de Presley. (Dans les années 1970, ce pourcentage est porté à 50 %).

     

     

    Le Colonel Parker et Elvis

     

    Le « colonel » impressionne Elvis, c'est un homme autoritaire et à qui rien n'échappe. N'a-t-il pas dit à Elvis pour l'approcher : « Jeune homme, pour l'instant vous valez un million de dollars, bientôt vous les aurez comptant » ? Ce sont ces phrases qui impressionnent le jeune Elvis qui rêve de réussite et de dollars tout autant que Parker lui-même. Ce duo atypique change le monde du show business.

     

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    Le Colonel Parker et Elvis sur le tournage de "Love Me Tender"

     

    Elvis, avec son look de jeune premier qui deviendra le plus grand sex symbol de l'histoire, sait comment attirer les foules sur scène avec sa voix, ses mimiques, ses pas de danse osés et son sens de l'humour. Quant à Parker, il a le sens des affaires et organise la carrière du King comme un véritable show commercial: tubes, films à succès, produits dérivés, posters, photos... Le monde de la musique en est ainsi à jamais transformé car beaucoup de ses techniques ont été reprises par d'autres artistes.

     

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    Eté 1956

    Cependant, même si leur collaboration est très fructueuse, Elvis ne porte pas le colonel dans son cœur et se met bientôt à le détester. Son manager abuse de sa confiance, profite de sa popularité pour s'enrichir. Il ne lui propose que des films commerciaux, mal faits ou des comédies musicales sans grand intérêt alors que le rêve d'Elvis est de devenir un grand acteur et d'incarner des rôles dramatiques. De plus, Elvis ne digèrera jamais le fait que Parker fit tout pour l'envoyer au service militaire alors qu'il savait très bien que cela mettrait un frein à sa carrière. Cet évènement le perturba profondément d'autant plus que sa mère mourut quelque temps plus tard.

     

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     Elvis et le Colonel (10 novembre 1957, Hawaii)

     

    Lorsque le contrat entre en vigueur, Parker offre trois cadeaux à Presley. Le premier est un contrat avec la plus puissante maison de disques au monde, la RCA. C'est elle qui va miser sur Elvis et lui avancer les millions de dollars nécessaires à un essor planétaire. Le deuxième est un premier disque d'or avec Heartbreak Hotel ; Elvis a tout juste vingt ans. Le troisième et dernier cadeau au jeune chanteur est son arrivée sur le petit écran de millions de téléspectateurs. Ce soir-là, l'émission atteint une audience record de plus de cinquante millions de téléspectateurs, ce qui représente plus de 80 % de part d'audience. Lors de sa deuxième apparition au Ed Sullivan Show (le 28 octobre de la même année), il se teint les cheveux en noir, alors qu'ils étaient jusque-là blond chatain. Le « King du rock and roll » vient de naître.

     

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    Elvis et Ed Sullivan

     

    Si ces apparitions télévisées enchantent les jeunes, les adultes, eux, réprimandent et condamnent la tenue du « King ». Ses déhanchements lascifs et/ou brusques choquent l'Amérique, les moralistes et bien-pensants veulent faire interdire Elvis à la télévision. En conséquence, si Elvis ne sera jamais interdit d'antenne, par contre les réalisateurs ont ordre de ne filmer la star qu'au-dessus de la ceinture. C'est ainsi qu'Elvis interprète ses plus grands succès du milieu des années 1950 : Heartbreak Hotel, Blue Suede Shoes, I Want You, I Nedd You, I Love You, Don't Be Cruel, et le très suggestif Houd Dog (c'est-à-dire « chien de chasse »).

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    Steve Allen Show (1er juillet 1956)

     

    Parallèlement à la télévision, Elvis poursuit ses tournées de concerts qui deviennent très vite une sorte de kermesse, une foire dangereusement incontrôlable. La vedette se produit devant des foules immenses, arrivant en Cadillac rose et surprotégé par une nuée de policiers, l'Amérique veut voir et toucher ce jeune chanteur devenu en moins d'un an une idole pour ses enfants. L'année 1956 se termine en beauté, Elvis décroche son 48e disque

    d'or de l'année, il fait l'objet d'une véritable vénération hystérique et déclare au fisc pas moins de 22 millions USD en revenus.

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    Elvis et sa Cadillac rose 1955

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    Poursuivi jour et nuit par ses admirateurs, Elvis finit par se réfugier derrière les murs d'une forteresse. Il s'offre le 19 mars 1957 pour 120 500$ USD une grande maison sur le Highway 51 dans Memphis Sud (nom de boulevard changée le 19 janvier 1972 en Elvis-Presley Boulevard).

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    Baptisée Graceland, elle possède vingt-quatre pièces sur un terrain de treize hectares. Immédiatement, Elvis y investit un demi-million USD en travaux pour faire de Graceland son royaume et y installe sa mère, son père, ses oncles et ses tantes, ses cousins et tout un groupe d'amis ou d'anciens camarades d'école qui deviennent jardiniers, chauffeurs ou comptables pour la vedette. À cette époque, il est considéré comme la plus grande vedette du rock and roll.

     

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    Elvis à Graceland

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    La seule tournée d'Elvis au Canada et en dehors des États-Unis

    En 1957, Elvis fit sa seule tournée canadienne. Il était accompagné de Scotty Moore, D.J. Fontana, Bill Black et le groupe The Jordanaires.

    • 2 avril : Toronto
    • 3 avril : Ottawa
    • 31 août : Vancouver

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    Ottawa backstage (avril 1957)

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    Elvis aurait aimé faire une tournée européenne, mais le colonel Parker n'a jamais voulu. Préférant investir des tournées aux États-Unis.

     

    Filmographie de 1956 à 1958

     

    Dès 1956, Hollywood s'intéresse à lui. Sa première apparition sur écran en tant qu'acteur est surprenante. Au début, il ne devait pas y avoir de chanson, mais les producteurs en rajoutent quatre et The Reno Brother's (titre original) est rebaptisé Love Me Tender, titre de son dernier succès. Le film parle de la Guerre de Sécession et est mal perçu par les admirateurs d'Elvis qui s'indignent de voir leur idole du rock dans un pâle western. Néanmoins, le film fait un tabac.

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    Love Me Tender (1956)

     

    Le film suivant, fait sur mesure pour Elvis, est Loving You, titre de son dernier succès. L'idole joue pratiquement son propre rôle, celui d'un petit chanteur qui devient une superstar grâce au travail et à un manager affairiste. Loving You obtient un immense succès et Elvis devient une vedette du cinéma.

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    Lizabeth Scott et Elvis dans "Loving You"
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    Son troisième film est l'archétype du film violent. Elvis y joue un employé qui aime chanter. Mais, suite à une bagarre, il tue un gars et est envoyé en prison. Là, il se met à chanter et devient la coqueluche de ses co-détenus. Libéré, il devient une vedette avant de connaître les affres de la célébrité. Le film s'appelle Jailhouse Rock, également le titre de son dernier succès. Jailhouse Rock manque de profondeur, et montre un personnage superficiel, mais remporte un succès retentissant auprès des jeunes.

     

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     "Jailhouse Rock"

     

    Son dernier film tourné avant qu'il parte pour l'armée sera considéré comme son meilleur. Il s'agit de King Creole. Le scénario était prévu pour James Dean et le personnage passe du boxeur au chanteur. Une fois de plus, Elvis interprète un garçon simple qui s'en sort grâce à la chanson.

     

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    Elvis et Carolyn Jones sur le tournage de "King Creole"

     

     

     

     ...à suivre : Elvis In The Army 1958-1960

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    chtis du nord
    Mardi 16 Mars 2010 à 14:01
    bonjour voici comme je l'avais signaler ma présence sur ton blog
    que je trouve d'une grande culture ,au plaisir de vous lire par votre commentaire que vous voudrez bien me laisser car ceci serais très gentil de votre part .
    ps vous pouvez toujours voter pour le chtis au blog wizz sur ma colonne vous pourrez retrouver le bouton utile pour cela et cela tous gratuitement .Merci
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